20 octobre 2016

Selon le "pape de la prévoyance", la Suisse doit réduire à 20 le nombre de caisses de pension

Il y a nettement trop de caisses de pension en Suisse, selon Keith Ambachtsheer, l'un des conseillers en prévoyance les plus réputés. L'externalisation de la gestion coûte 5% par an, ce qui rend impossible un rendement élevé, note-t-il. L'expert propose aussi un relèvement de 5 ans de l’âge de la retraite.

A l’occasion des 20 ans de l’«Innovation deuxième pilier», organisée entre autres par la CFA Society Switzerland, mardi à Thun, Keith Ambachtsheer, considéré comme l’un des plus grands experts en prévoyance au monde, s’est penché sur le système de retraite suisse. Ce dernier n’est pas le seul à rencontrer «d’immenses problèmes», explique-t-il au Temps.

L’expert pointe d’abord du doigt le nombre de 2000 caisses de pension actives sur ce marché. A son avis, «le défi de la Suisse est de porter le nombre à 20!». Ce professeur émérite à l’université de Toronto connaît l’avantage de la taille. Il est conseiller d’Elekta en Suède, lequel couvre tous les employés des services du pays, soit plus d’un million d’assurés. Cela lui permet de réduire les coûts et de ne pas externaliser la gestion des placements. «En Suisse, les caisses de pension ne peuvent que rarement gérer à l’interne», déplore-t-il. Les coûts de ce système sont «exorbitants», à son goût.

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Source: www.letemps.ch

Crédit photo: © Fairfax Media